Imaginez un grand bal en Finlande.
Les dames portent des robes longues à crinoline et les messieurs sont en queue-de-pie. Les airs de musique d’un autre temps, enjouées ou solennelles, rythment les pas des danseurs. Les figures chorégraphiques me semblent très compliquées. Pourtant, ce beau monde tournoie et virevolte sans hésitation, arborant une belle assurance. Les morceaux s’enchaînent : Polonaise à trois temps, Cicapo, Pas d’Espagne, Valse de Vienne, Salty Dog Rag… (pour se mettre dans l’ambiance : écouter une playlist sur Spotify intitulée « Vanhojen tanssit« )
Sommes-nous en train d’assister au tournage d’un film ? Elle est où la vedette ?
Votre vedette, c’est votre fils ou votre fille, ce lycéen ou cette lycéenne à peine sorti(e) de l’adolescence – qui, il y a encore quelques semaines, rechignait tant à participer à ce bal des élèves en deuxième année de lycée. C’est presque surréaliste, d’autant plus que nous sommes en Finlande, un pays moderne dans ses mentalités qui se targue de casser les stéréotypes, en particulier les modèles traditionnels des genres.
Qu’est-ce qui a convaincu tous ces jeunes à jouer le jeu le temps d’une soirée ? Peut-être tout simplement la satisfaction étonnée d’avoir réussi à apprendre toutes ces danses et le plaisir de danser ? En tout cas, bravo aux danseurs et bravo aux profs de sport qui ont la tâche d’enseigner une bonne dizaine de danses à leurs élèves.
Entre les festivités Penkkarit des lycéens de troisième année ce jeudi et le bal des lycéens de deuxième année ce vendredi, la semaine s’annonce intense chez les jeunes.
